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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 10:38

Le 16 décembre 2012, le Financial Stability Board, sous l'impulsion du G20 décidait de renforcer la réglementation bancairevisant à assurer la solvabilité du secteur. Ceci suite à la crise de 2007 dite des Subprimes.

 

Cette réforme contient notamment les évolutions suivantes :

 

- Formalisation d'un suivi du risque de liquidité. En effet, comme observable en Grèce en ce moment, les épargnants peuvent retirer tout ou partie de leurs dépots d'une banque, lorsque la crédibilité de celle-ci est remise en cause. La banque voit ainsi sont passif fondre et doit se séparer en catastrophe d'actifs potentiellement en moins value latente.

 

- Revue de la tierisation du capital. En effet, les fonds propres exigibles à ce tier convoité par les banques va être diminué afin d'assurer une solvabilité de la banque accrue.

 

- Mise en place d'un module "effet de levier" qui contraindra les banques à limiter cet effet qui consiste à emprunter plus que de raison pour placer l'argent emprunté. Ceci est dangereux car les mauvais placements de la banque pourraient entrainer un risque d'autant plus grand que l'effet de levier a été utilisé.

 

- Mise en place d'un module de risque contra-cyclique à l'instar de Solvabilité II. Ceci a pour but de pondérer les courbes d'actualisation afin de tenir compte de risques de marché avérés et conjoncturels.

 

Deux indicateurs sont ainsi définis pour piloter l'activité :

 

Le Liquidity Coverage Ratio : Il s'agit de l'indicateur de liquidité trés copurt terme (1 mois). Plannifié pour le premier janvier 2015.

 

Le Net Stable Funding Ratio : Il s'agit d'un indicateur court terme (1 an) qui mesure la capacité de la banque à faire face à une crise des marchés. Plannifié pour le premier janvier 2018.

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27 mai 2012 7 27 /05 /mai /2012 12:09

Les origines des normes IFRS datent de 1970 et étaient adoptées pas l'IASB composé des principaux pays du G8. Dénommées IAS avant 2001, les nouvelles réformes de l'IASB commencent désormais par IFRS.

 

En 2004, l'IASB adopta IFRS 4 (Phase 1) au sujet des contrats d'assurances et des instruments financiers (leur valorisation au bilan IFRS). Il est aujourd'hui question d'IFRS 4 Phase 2. Son implémentation étant prévue au départ dans le même timing que Solvabilité II, elle a pris du retard.

 

Le but de l'IASB et de l'EIOPA est cependant de faire converger les normes afin de minimiser les coûts d'implémentation chez les assureurs et de rendre rationnelle l'information à destination du public.

 

Ainsi, la principale différence entre Solvabilité II et IFRS 4 Phase 2 semble être au niveau des passifs d'assurance :

 

- Courbe d'actualisation au taux sans risques pour Solvabilité II plus spread de crédit et risque contra-cyclique versus prime de liquidité et courbe sans risque pour IFRS 4 Phase 2. Il apparait aujourd'hui possible de faire coincider les courbes pour répondre aux deux réglementations.

 

Et au niveau des actifs :

 

- La valorisation des actifs sera modifié par IFRS 9 qui ne permettra plus aux assureurs d'absorber des moins values latentes via un autre poste que le compte de résultat. Cette norme viendrait remplacer la norme IAS 39 qui traitait les instruments financiers et leur valorisation.

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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 20:41

Vous avez trouvé le bien immobilier qui fait votre bonheur. Une fois le compromis de vente signé, la recherche d'un crédit devient votre première préoccupation.

 

Les négociations du taux nominal vont bon train et vous tenez un crédit qui vous permet d'envisager l'achat en toute sérénité. Lors de la constitution de votre dossier, le banquier vous a fait remplir un questionnaire de santé. Vous n'avez pas prété attention à ce énième formulaire à renseigner et vous avez coché la case "oui" à une ou plusieurs reprises.

 

A partir du moment où vous avez répondu par l'affirmative à une des questions, vous entrez dans ce que l'assureur appelle une population à risques. En d'autres termes vous avez une santé plus fragile que la population "normale".

 

Ceci étant dit, beaucoup de personnes sont dans le même cas que vous donc il n'y a pas d'inquiétude plus que de raison à avoir.

 

Ce qui se produit dans la plupart des cas est le scénario suivant :

 

L'assureur qui accepte votre dossier vous affecte une surprime (vous allez payer plus chez votre assurance). En contrepartie, il vous couvre en cas de décés.

 

Cependant, il ajoute une condition particulière à votre contrat qui stipule que si il vous arrive quelque chose qui est en lien avec la maladie que vous avez déclaré (la réponse "oui" du questionnaire), vous ne serez pas indemnisés en cas d'invalidité ou de décés.

 

La question suivante vient tout naturellement : Pourquoi vais-je payer plus alors que je suis moins couvert ?

 

Réponse statistique des assureurs (et oui, en assurance le prix est une affaire de statistiques) : "Les personnes ayant une maladie sont plus enclin à en contracter une seconde" d'où la surprime et l'absence de couverture...

 

Une solution pour contrer ce phénomène : La délégation d'assurance, vous pouvez faire jouer la concurrence entre les assurances et n'ètes plus obligés de prendre l'assurance de la banque dans laquelle vous avez fait votre crédit immobilier.

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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 22:00

Vous sortez de classes préparatoires MP/MP* ? Vous venez d'obtenir votre licence ou maîtrise de mathématiques ? Vous hésitez à passer le coucours d'entrée ou à postuler en admission sur titre à l'ISUP. Cet article vous dira pourquoi vous voulez intégrer la plus ancienne école de statistiques. Ou pas...

 

La liste de questions suivantes vous permettra d'évaluer votre motivation :

 

Aimez-vous les mathématiques ?

 

Apréciez-vous le quarier latin ?

 

Parlez-vous plus souvent de la dette grecque que du classement de la ligue 1 ?

 

Souhaitez-vous la mixité et la parité homme/femme ?

 

Voudriez-vous appliquer les mathématiques au secteur banque-finance-assurances ?

 

Vous ne savez pas quelle école d'ingénieur choisir ?

 

Vous apréciez l'esprit d'école ?

 

Tribut, anneau, corps, univers évoquent pour vous des notions de mathématiques ?

 

Aimez-vous Paris ?

 

La liste pourrait encore être longue mais si vous avez répondu "Oui" à toutes les questions, ne perdez pas une seconde et révisez les annales du concours ou peaufinez votre dossier d'admission sur titres.

 

Bonne chance :)

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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 21:42

Quelle utilité pour l'Own Risk Solvency Assesment ? Comment se décline cet article de la directive européenne ?

 

L'ORSA est la confrontation des SCR futurs avec les fonds propres anticipés (Capital Planning). Le régulateur souhaite que la stratégie de l'entreprise soit déclinée dans les décisions d'aujourd'hui. Un moyen d'obliger ou plutôt d'inciter les assureurs à respecter la couverture de l'ORSA consiste dans les Reverse Tests. Cet article expliquera avec des mots le plus simple possible cette notion.

 

Un SCR a été calculé.

 

Un ORSA ou SCR amélioré projetté est calculé.

 

Cet ORSA va alors être découpé entre les fonctions de l'entreprises :

La direction commerciale aura une part de capital de solvabilité.

L'ALM (Asset Liability Management) dispose aussi d'un capital de solvabilité.

Etc.

 

Les use tests consistent en décliner cette attribution de capital réglementaire aux différentes fonctions afin de poser des limites.

 

Ainsi, l'ALM qui dispose d'un capital de solvabilité a une limite en terme de risques d'investissements qui en découle. Ces limites pourront être par exemple de ne pas investir plus de X€ dans des actions hors OCDE.

 

La direction commerciale, cadrée par une limite ne pourra pas accepter plus de N contrats d'assurances que fixés par la limite.

 

Connaissant la compléxité du calcul de l'ORSA, cette réciproque qui part de l'ORSA et revient aux fonctions de l'entreprise s'annonce ardue !

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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 21:22

Qu'est ce que l'Own Risk Solvency Assesment ?

 

Les assureurs sont encore en train de traiter le premier piler de la nouvelle réglementation Solvabilité 2. Des dires de beaucoup de pilotes de projets solvabilité 2, cette réglementation peut être résumée dans la phrase suivante : "C'est compliqué mais il faut le faire". Ce sentiment empreint de lassitude devrait s'amplifier avec le dernier pan de la réglementation : L'ORSA.

 

Cet article tentera de décrypter ce que sera la dernière épreuve des assureurs dans la course à la solvabilité et à la gouvernance de leurs risques. Toutes les réserves sont applicables à cet article qui se base sur la pauvre documentation actuelle de l'EIOPA à ce sujet.

 

En une phrase, l'ORSA est la comparaison d'une projection de SCR dans le futur en tenant compte de nouveaux risques (Stratégiques, hommes clefs etc.) avec la projection des capitaux propres (grace aux plans moyens termes).

 

On retrouve donc dans l'ORSA es ingrédients du pilier I de la réglementation (calculs de SCR) où l'on ajoute de nouveaux risques. La nouveauté réside donc dans la comparaison avec la projection des fonds propres de l'assureurs (aussi appellé Capital Planning). Cette projection de fonds propres doit être motivée par la stratégie de l'entreprise, tant commerciale (nouveaux produits) que stratégique (marges, secteurs d'activité etc.).

 

Tout comme des notions de traçabilité, auditabilité et bien plus encore sont appliquées au calculs relatifs au SCR, l'ORSA impose de nouvelles règles. Pour ne pas toutes les citer, une majeure sera que le système de risque qui calculera l'ORSA devra être le même outil qui servira aux fonctions stratégiques de l'entreprise (ALM etc.)

 

Un prochain article tentera d'expliquer la philosophie de l'ORSA et sa déclinaison dans les entreprises d'assurances.

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1 septembre 2011 4 01 /09 /septembre /2011 12:01

La moitié des Français ont une assurance vie. L'encours total des assurances vie représente des sommes faramineuses. L'engouement pour ce placement d'assurance (ne pas confondre avec les assurances autos, santé ou encore l'assurance habitation) s'explique pour différentes raisons. Dans un premier temps, nous verrons ces raisons. Dans un second temps, nous verrons comment choisir l'assurance vie qui vous convient.

Généralités

Une assurance vie est avant tout un placement. En effet, vous investissez une somme d'argent et vous récupérez une somme plus importante dans la majorité des cas.

Il s'agit aussi d'une enveloppe fiscale. En plaçant dans une assurance vie, vous bénéficiez d’exonération d'impôts sur le revenu si vous gardez le placement suffisamment longtemps. Ces réductions viennent doper le rendement de votre assurance vie.

Participation aux bénéfices

De plus, il existe une loi du code des assurances qui oblige l'assureur à vous reverser la majorité des bénéfices qu'il fait en plaçant votre argent. Cela s'appelle le mécanisme de participation aux bénéfices.

Ainsi, si les marchés financiers ont été généreux, vous aurez au moins 85% des rendements financiers qu'aura fait l'assureur. Cela n'existe pas pour l'assurance de voiture.

Taux minimum garanti

Il existe aussi des taux minimums garantis annuellement. L'assureur, en début d'année, promet à ses assurés un rendement d'au moins 3% par exemple. Donc si les marchés vont mal, vous aurez au moins les 3%. C'est l'assureur qui prend les pertes à sa charge.

Les frais

Il existe deux types de frais :

  • Les frais d'entrée (ou d'acquisition) qui sont prélevés quand vous investissez dans une assurance vie. Ils sont proportionnels au montant investi et sont négociables.
  • Les frais de gestion sont prélevés annuellement et représentent le travail du gérant qui fait travailler votre argent (placement boursier ou placements financiers). Cela comprend aussi les frais administratifs.

Choisir le produit

Tout d'abord, il vous faut choisir le produit sur lequel vous allez investir. Il en existe une multitude et voici les principales enveloppes :

  • Plan d'épargne de retraite populaire : il s'agit d'un produit d'assurance vie par capitalisation (pas par répartition) où vous économisez durant votre vie active et percevez une rente à la retraite (20% du capital peut être débloqué à la liquidation de la retraite).
  • Assurance vie classique : il faut la garder huit années pour bénéficier pleinement des conditions fiscales avantageuses.
  • Madelin, Pep, Pea assurance...

A savoir que l'assurance online ou sur Internet est généralement moins coûteuse en frais.

Euro
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28 août 2011 7 28 /08 /août /2011 19:07

Sorti d'école de statistiques et de probabilité, on trouve certains recruteurs qui posent la question : quelle est la différence entre ces deux sciences ? Et si on n'y a jamais réfléchi, les processus stochastiques et les noyaux gaussiens ne vous aideront pas. Cet article présente les différences entre ces deux sciences si étroitement liées.

%%% Un professeur de l'université Pierre et Marie Curie a dit un jour : "La grande différence entre les statistiques et les probabilités est que les statisticiens trouvent un travail".

Cette citation peut s'expliquer par une différence fondamentale entre les statistiques et les probabilités.

En probabilités, nous sommes dans le monde de l'exactitude. En effet, en théorie la tribu de l'ensemble des possibles est connue. Alors qu'en statistiques, on travaille de manière empirique avec des chiffres extrapolés du passé.

Mais alors pourquoi un tel engouement pour les statistiques ? L'exact n'est-il pas le plus recherché ?

Et bien le problème des probabilités c'est que l'ensemble des possibles n'est jamais différemment délimité. Qui aurait pu penser à une telle catastrophe au Japon avec la fusion des réacteurs ? Et surtout avec quelle probabilité ?

Le statisticien lui aurait simplement recherché sur le passé ce même type d’évènements et aurait tiré un estimateur du maximum de vraisemblance pour pouvoir donner une fréquence.

C'est la raison pour laquelle les statistiques sont préférées aux probabilités sur le marché de l'emploi.

Gauss-Filter, normierte Übertragunsgfunktion (mit B 1) | Source | Dat
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27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 19:02

Suite à la crise bancaire qu'ont connue les grandes places financières mondiales, le régulateur européen des assurances a souhaité imposer une nouvelle réglementation aux assureurs. Les assureurs devront être plus solvables afin de garantir les assurés. Ils devront aussi être plus compétitifs dans un marché globalisé. Le but de cet article est de comprendre les enjeux de la nouvelle réglementation Solvabilité 2. L'axe d'analyse sera le suivant : quels sont les points forts et les faiblesses de Solvabilité 1 par rapport à Solvabilité 2 ?

 

Solvabilité 1 fait un calcul proportionnel aux provisions techniques ou au chiffre d'affaires pour calculer la marge de solvabilité. Cette méthode est robuste cependant c'est une vision purement rétrospective.

 

Le calcul de marge de la future ancienne réglementation est simple ce qui la rend facile à auditer et backtester. D'autre part, il n'y a donc pas de distinction entre les risques, quelle que soit leur volatilité au sein d'une même branche.

Le gros inconvénient de la méthode de calcul de Solvabilité 1 est le manque de points de repère pour la comparaison. En effet, les actifs sont comptabilisés parfois en cout historique, en valeur de marché et dans Solvabilité 2, tous les actifs sont en valeur de marché.

 

De plus, avec l'ancienne réglementation, un assureur était prudent. Il provisionnait plus que ce que les risques demandaient. Il s'en trouvait pénalisé avec une marge de solvabilité d'autant plus élevée.

 

Il n'y avait pas de surveillance sur le contrôle interne et ne satisfaisait pas aux normes Ias-Ifrs.

 

Enfin, Solvabilité 1 est moins complète que d'autres systèmes de surveillance de la solvabilité internationaux.

: La Bourse de Bruxelles (1873), architecte: Léon-Pierre Suys. Author
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