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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 21:22

Qu'est ce que l'Own Risk Solvency Assesment ?

 

Les assureurs sont encore en train de traiter le premier piler de la nouvelle réglementation Solvabilité 2. Des dires de beaucoup de pilotes de projets solvabilité 2, cette réglementation peut être résumée dans la phrase suivante : "C'est compliqué mais il faut le faire". Ce sentiment empreint de lassitude devrait s'amplifier avec le dernier pan de la réglementation : L'ORSA.

 

Cet article tentera de décrypter ce que sera la dernière épreuve des assureurs dans la course à la solvabilité et à la gouvernance de leurs risques. Toutes les réserves sont applicables à cet article qui se base sur la pauvre documentation actuelle de l'EIOPA à ce sujet.

 

En une phrase, l'ORSA est la comparaison d'une projection de SCR dans le futur en tenant compte de nouveaux risques (Stratégiques, hommes clefs etc.) avec la projection des capitaux propres (grace aux plans moyens termes).

 

On retrouve donc dans l'ORSA es ingrédients du pilier I de la réglementation (calculs de SCR) où l'on ajoute de nouveaux risques. La nouveauté réside donc dans la comparaison avec la projection des fonds propres de l'assureurs (aussi appellé Capital Planning). Cette projection de fonds propres doit être motivée par la stratégie de l'entreprise, tant commerciale (nouveaux produits) que stratégique (marges, secteurs d'activité etc.).

 

Tout comme des notions de traçabilité, auditabilité et bien plus encore sont appliquées au calculs relatifs au SCR, l'ORSA impose de nouvelles règles. Pour ne pas toutes les citer, une majeure sera que le système de risque qui calculera l'ORSA devra être le même outil qui servira aux fonctions stratégiques de l'entreprise (ALM etc.)

 

Un prochain article tentera d'expliquer la philosophie de l'ORSA et sa déclinaison dans les entreprises d'assurances.

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1 septembre 2011 4 01 /09 /septembre /2011 12:01

La moitié des Français ont une assurance vie. L'encours total des assurances vie représente des sommes faramineuses. L'engouement pour ce placement d'assurance (ne pas confondre avec les assurances autos, santé ou encore l'assurance habitation) s'explique pour différentes raisons. Dans un premier temps, nous verrons ces raisons. Dans un second temps, nous verrons comment choisir l'assurance vie qui vous convient.

Généralités

Une assurance vie est avant tout un placement. En effet, vous investissez une somme d'argent et vous récupérez une somme plus importante dans la majorité des cas.

Il s'agit aussi d'une enveloppe fiscale. En plaçant dans une assurance vie, vous bénéficiez d’exonération d'impôts sur le revenu si vous gardez le placement suffisamment longtemps. Ces réductions viennent doper le rendement de votre assurance vie.

Participation aux bénéfices

De plus, il existe une loi du code des assurances qui oblige l'assureur à vous reverser la majorité des bénéfices qu'il fait en plaçant votre argent. Cela s'appelle le mécanisme de participation aux bénéfices.

Ainsi, si les marchés financiers ont été généreux, vous aurez au moins 85% des rendements financiers qu'aura fait l'assureur. Cela n'existe pas pour l'assurance de voiture.

Taux minimum garanti

Il existe aussi des taux minimums garantis annuellement. L'assureur, en début d'année, promet à ses assurés un rendement d'au moins 3% par exemple. Donc si les marchés vont mal, vous aurez au moins les 3%. C'est l'assureur qui prend les pertes à sa charge.

Les frais

Il existe deux types de frais :

  • Les frais d'entrée (ou d'acquisition) qui sont prélevés quand vous investissez dans une assurance vie. Ils sont proportionnels au montant investi et sont négociables.
  • Les frais de gestion sont prélevés annuellement et représentent le travail du gérant qui fait travailler votre argent (placement boursier ou placements financiers). Cela comprend aussi les frais administratifs.

Choisir le produit

Tout d'abord, il vous faut choisir le produit sur lequel vous allez investir. Il en existe une multitude et voici les principales enveloppes :

  • Plan d'épargne de retraite populaire : il s'agit d'un produit d'assurance vie par capitalisation (pas par répartition) où vous économisez durant votre vie active et percevez une rente à la retraite (20% du capital peut être débloqué à la liquidation de la retraite).
  • Assurance vie classique : il faut la garder huit années pour bénéficier pleinement des conditions fiscales avantageuses.
  • Madelin, Pep, Pea assurance...

A savoir que l'assurance online ou sur Internet est généralement moins coûteuse en frais.

Euro
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27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 19:02

Suite à la crise bancaire qu'ont connue les grandes places financières mondiales, le régulateur européen des assurances a souhaité imposer une nouvelle réglementation aux assureurs. Les assureurs devront être plus solvables afin de garantir les assurés. Ils devront aussi être plus compétitifs dans un marché globalisé. Le but de cet article est de comprendre les enjeux de la nouvelle réglementation Solvabilité 2. L'axe d'analyse sera le suivant : quels sont les points forts et les faiblesses de Solvabilité 1 par rapport à Solvabilité 2 ?

 

Solvabilité 1 fait un calcul proportionnel aux provisions techniques ou au chiffre d'affaires pour calculer la marge de solvabilité. Cette méthode est robuste cependant c'est une vision purement rétrospective.

 

Le calcul de marge de la future ancienne réglementation est simple ce qui la rend facile à auditer et backtester. D'autre part, il n'y a donc pas de distinction entre les risques, quelle que soit leur volatilité au sein d'une même branche.

Le gros inconvénient de la méthode de calcul de Solvabilité 1 est le manque de points de repère pour la comparaison. En effet, les actifs sont comptabilisés parfois en cout historique, en valeur de marché et dans Solvabilité 2, tous les actifs sont en valeur de marché.

 

De plus, avec l'ancienne réglementation, un assureur était prudent. Il provisionnait plus que ce que les risques demandaient. Il s'en trouvait pénalisé avec une marge de solvabilité d'autant plus élevée.

 

Il n'y avait pas de surveillance sur le contrôle interne et ne satisfaisait pas aux normes Ias-Ifrs.

 

Enfin, Solvabilité 1 est moins complète que d'autres systèmes de surveillance de la solvabilité internationaux.

: La Bourse de Bruxelles (1873), architecte: Léon-Pierre Suys. Author
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